« Notre site ne ramène rien. » C’est une phrase facile à dire et difficile à prouver. Pour la prouver, il faudrait savoir d’où vient chaque demande de devis.
Chez nous, jusqu’en juin 2026, nous ne le savions pas. Une demande arrivait, et rien ne nous disait si la personne avait vu notre site avant de nous contacter, ni sur quelle page, ni comment elle l’avait trouvé. Nous n’aurions donc pas pu dire si notre site ramenait peu, beaucoup ou rien du tout. Nous pouvions seulement dire que nous ne le voyions pas.
Avant de conclure, pouvez-vous seulement le vérifier ?
Si vous avez le sentiment d’avoir un site internet qui ne ramène aucune demande, commencez par reprendre vos dernières demandes de devis, une par une. Pour chacune, essayez de répondre à ces questions :
- la personne est-elle passée par votre site avant de vous contacter ?
- si oui, sur quelle page a-t-elle décidé d’écrire ou d’appeler ?
- comment est-elle arrivée sur le site : une recherche sur Google, un lien sur un autre site, votre nom tapé directement ?
- qu’est devenue la demande : un devis, une vente, rien du tout ?
Si la réponse est « je ne sais pas » pour la plupart, vous n’avez pas forcément un site qui ne ramène rien. Vous avez un site dont vous ne voyez pas ce qu’il ramène. Ce n’est pas le même problème, et il ne se règle pas de la même façon.
Nous étions dans ce cas. Au printemps 2026, nous avons refait le site et affiché nos prix. Pour savoir ce que le site ramenait, il fallait mesurer.
Nous avons commencé en juin 2026. Depuis, nous savons d’où viennent les visites et par quelle page les visiteurs entrent sur le site, et chaque demande envoyée par le formulaire nous parvient avec ces deux informations. C’était un premier pas : nous ne suivions pas encore ce que devenait chaque demande.
Environ 66 % de nos demandes portent sur Rippa : ce que ce chiffre dit, et ce qu’il tait
Cette première mesure nous a donné un chiffre : environ 66 % de nos demandes de devis portent sur la gamme Rippa. C’est une information simple, et c’est déjà plus que ce que nous savions avant.
Ce chiffre est utile, à condition de le lire pour ce qu’il est. Il dit sur quoi les gens nous écrivent. Il ne dit pas quelle page les a décidés, ni par quel chemin ils sont arrivés, ni combien de ces demandes deviennent des ventes. Une part des demandes n’est pas une part des ventes.
Faites ce compte chez vous : sur quoi portent vos demandes ? Posez-vous ensuite une deuxième question : est-ce sur cette gamme, ou sur cette prestation, que vous voulez être sollicité ? Si la réponse est non, le problème n’est peut-être pas que votre site ne ramène rien. Il ramène peut-être autre chose que ce que vous cherchez.
Pourquoi nous avons retiré le téléphone et l’adresse e-mail du site
À la mi-septembre 2026, nous avons retiré notre numéro de téléphone et notre adresse e-mail des pages du site. Pour nous écrire depuis le site, il ne reste qu’un chemin : le formulaire. L’adresse e-mail n’apparaît plus qu’en texte simple, sur la page des mentions légales.
Nous l’avons fait pour une seule raison : savoir d’où vient chaque demande. Un appel ne dit pas quelle page la personne lisait avant de composer le numéro. Un e-mail non plus. Tant qu’une partie des demandes pouvait passer par ces canaux, nos mesures ne montraient qu’une partie du tableau, sans que nous sachions quelle part leur échappait.
Ce choix est inconfortable, et nous préférons le dire. Certains visiteurs préfèrent sans doute parler à quelqu’un avant d’écrire, surtout pour une machine à plusieurs milliers d’euros. Certains repartiront peut-être sans rien envoyer. Ceux-là ne laisseront aucune trace, et nous ne pourrons jamais les compter.
Il faut aussi dire ce que ce choix ne change pas. Nos clients déjà en relation avec nous ont notre numéro et gardent évidemment leurs habitudes. La décision concerne les gens qui nous découvrent par le site.
Enfin, cette décision est toute récente au moment où ces lignes paraissent. Nous n’en connaissons pas l’effet, et nous ne ferons pas semblant de le connaître. Nous savons pourquoi nous l’avons prise et ce qu’elle peut nous coûter. Le reste viendra avec le temps.
Ce que nous notons désormais pour chaque demande
Depuis la mi-septembre 2026, chaque demande envoyée par le formulaire arrive avec son histoire complète. En plus de la page d’où elle part et de l’origine de la visite, nous voyons quelles pages la personne a parcourues avant d’écrire. Ensuite, nous suivons ce qu’elle devient.
| Ce que nous notons | Pourquoi | Ce que nous espérons apprendre |
|---|---|---|
| La page d’où part la demande | Savoir quelle page donne envie d’écrire | Quelles pages déclenchent des demandes, et lesquelles n’en déclenchent aucune |
| D’où venait la visite | Distinguer une recherche sur Google, un lien, un visiteur qui connaissait déjà notre nom | Quels chemins amènent des gens qui ne nous connaissaient pas |
| Les pages vues avant l’envoi | Voir ce que la personne a eu besoin de lire avant de se décider | Quelles informations pèsent vraiment avant une demande |
| Le statut : contacté, devis envoyé, vendu ou perdu, avec son motif choisi dans une liste fermée | Suivre chaque demande jusqu’au bout | Relier une page à des ventes, pas seulement à des demandes |
Le formulaire fait partie de notre site internet, dont nous avons confié la charge à Inscale Agency.
À la fin septembre 2026, ce suivi vient de démarrer. Nous n’en tirons rien, et nous nous interdisons de commenter les premières lignes : un début de suivi ne fait pas une tendance.
Ce que nous ferions différemment, et ce qu’il est trop tôt pour dire
Une chose nous paraît déjà claire. Entre juin et la mi-septembre 2026, chaque demande envoyée par le formulaire nous arrivait déjà avec sa page de départ, sa page d’entrée et sa source. Mais le téléphone comme l’adresse e-mail restaient affichés sur le site, nous ne voyions pas les pages parcourues avant l’envoi, et nous ne notions pas encore ce que devenait chaque demande. Pendant ces mois, nous savions d’où venaient les demandes écrites par le formulaire, pas celles qui arrivaient par téléphone ou par e-mail. Avec le recul, nous déciderions dès le premier jour de la mesure ce que nous faisons du téléphone et de l’e-mail, et nous noterions tout de suite ce que devient chaque demande.
Le retrait du téléphone et le suivi complet des demandes sont trop récents pour être jugés. Voici ce que nous regarderons dans les prochains mois :
- si les pages d’où partent le plus de demandes sont aussi celles qui mènent à des ventes ;
- si le formulaire seul convient aux gens qui nous découvrent par le site.
Foire aux questions
Une visite directe, cela veut-il dire que le site n’y est pour rien ? Pas forcément. Une visite directe vient souvent de quelqu’un qui connaissait déjà votre nom ou l’adresse du site : un client, une personne qui a vu votre nom sur un chantier ou sur votre plaquette. Le site ne l’a pas fait venir, mais il a pu la décider à écrire. Pour le voir, savoir d’où venait la visite ne suffit pas : regardez aussi les pages parcourues avant d’écrire.
Faut-il retirer son numéro de téléphone pour savoir d’où viennent les demandes ? Rien ne vous y oblige. C’est le choix que nous avons fait, et il est trop tôt pour en connaître l’effet. Si vous n’êtes pas prêt à franchir ce pas, commencez par demander à chaque appelant comment il vous a trouvé.
Un formulaire de contact suffit-il à savoir d’où vient une demande ? Seulement s’il transmet plus que le message. Un formulaire qui n’envoie que le nom et quelques lignes n’en dit pas plus qu’un appel. Chez nous, chaque demande arrive avec la page d’où elle part, l’origine de la visite et les pages vues avant l’envoi. Ouvrez une demande reçue par le vôtre : s’il n’y a que le message, vous êtes dans ce cas.
À quoi sert de savoir sur quel produit portent les demandes ? C’est un compte simple, et il dit déjà quelque chose. Chez nous, environ 66 % des demandes portent sur la gamme Rippa. Cela ne dit pas ce qui se vend, mais cela montre ce que les gens viennent chercher. Si ce n’est pas ce que vous voulez vendre, regardez ce que dit votre site avant de chercher plus de visiteurs.
Nos mini-pelles et nos bungalows
Les mini-pelles Rippa ont leurs fiches sur le site : une fois le modèle choisi, la demande part depuis notre page devis. Les bungalows de chantier ont leurs propres pages.
